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RÉSUMÉ DES NOTIONS MÉDICALES conformément à l’Ayurvéda

En tant que praticiens ayurvédiques, nous devrions être en mesure de formuler notre approche médicale et notre approche de guérison par rapport à d'autres approches, en particulier par rapport à la médecine allopathique moderne qui domine de nos jours le champ médical mondial. Afin que vous puissiez énoncer le cas de l'Ayurvéda, j'ai inclus ici ses perpectives sur la guérison. Il est important de posséder cette connaissance dès le commencement de ses études. Il y aura quelques questions à ce sujet dans l'examen final.

Ce qui suit souligne les différents systèmes médicaux selon la compréhension ayurvédique.

1. LA MÉDECINE MODERNE BIOCHIMIQUE

La médecine moderne est conçue selon un modèle médical inerte, inorganique, matérialiste, mécanique, qui ne considère que le corps physique et qui traite l'esprit comme étant une entité physique.

La médecine biochimique insiste sur l'utilisation de substances inorganiques (les médicaments), les examens mécaniques, les méthodes de traitements envahissants telles que la chirurgie et sur une approche passive du patient, chez qui la thérapie est souvent appliquée sans changement de style de vie ou sans conscience du patient Elle s'appuie sur la dissection et l'étude de cadavres et sur l'identification des formes visibles du processus de maladie.

Alors que c'est le système de guérison le plus sophistiqué parmi tous les systèmes de par ses méthodes et informations, c'est la forme de médecine la plus rudimentaire en termes de traitements (par exemple traiter le corps comme on répare une machine). Sa complexité reflète simplement la complexité et la superficialité des forces physiques et l'inaptitude à juger les conditions vitales avec de simples considérations chimiques.

2. LA NATUROPATHIE

Sa méthode est organique, naturaliste, énergétique, basée sur la reconnaissance de la force vitale et sur son rôle qui guide ses processus biochimiques. Elle insiste sur l'harmonisation de la force vitale par l'utilisation de substances naturelles telles que les plantes médicinales, la nourriture, le régime alimentaire et l'exercice physique. Elle prend souvent en compte le style de vie et peut prendre en compte les conditions psychologiques.

Nous pouvons également l'appeler MÉDECINE ÉNERGÉTIQUE parce qu'elle ne s'intéresse pas aux constituants biochimiques des substances mais à leur effet énergétique sur la force vitale. Elle traite avec les déséquilibres énergétiques généraux plutôt qu'avec les éléments pathogènes spécifiques.

A. L'ÉNERGÉTIQUE QUANTITATIVE

En tant que médecine naturopathe de base, cette approche prend en compte non seulement le physique mais également ce qui est vital (la force vitale, chi ou prana) et ce qui peut être bon pour équilibrer ses qualités et énergies. Par conséquent, elle prescrit des substances chaudes pour des conditions froides, des substances fortes pour les conditions de faiblesse. Cependant, elle ne considère cette énergétique qu'à un niveau extérieur ou quantitatif. Par exemple, elle peut soutenir que la viande donne de la force car elle fournit de l'énergie (elle équilibre la condition à un niveau grossier). Ce point de vue ne considère pas que la viande est également déséquilibrante et alourdit l'esprit, les émotions et les sens, parce que cette approche ne s'intéresse pas aux effets intérieurs ou spirituels.

B. L'ÉNERGÉTIQUE QUALITATIVE
        
C'est le système de soins le plus complet qui prend en compte les facteurs spirituels dans le processus de maladie et les qualités spirituelles inhérentes aux substances naturelles (par exemple, les trois gunas du système de yoga).

De son point de vue, par exemple, bien que la viande soit bonne pour la force à un niveau extérieur est mauvaise pour l’esprit, ou mauvaise à un niveau intérieur en général. Elle crée un mauvais karma et renverse l'énergie vitale car son énergie est principalement morte. Par conséquent, cette approche ne recommande pas des substances ou des actions pouvant équilibrer la force vitale tout en perturbant le mental ou l'esprit.

CRITIQUE DE LA MÉDECINE CHINOISE ACTUELLE

A cet égard, la Médecine Chinoise Traditionnelle venant de Chine de nos jours est naturaliste et énergétique mais elle suit un modèle quantitatif à cause de la culture matérialiste, intellectuelle et communiste qui l'interprète.

Elle utilise des substances rajasiques et tamasiques, déséquilibrantes et favorisant la lourdeur d'esprit (sans les critiquer), telles que la viande, le poisson, les œufs, des parties d'insectes, des minéraux non préparés. Les médecins eux-mêmes peuvent boire de l'alcool, fumer et même s'engager dans des styles de vie rajasique ou tamasique.

La Médecine Chinoise Bouddhiste ou Taoïste possède un aspect qualitatif et peut s'utiliser à cet égard en tant que supplément de la Médecine Chinoise Moderne. Toutefois, ces systèmes manquent d'une simple méthode d'approche pour les sujets tels que les trois gunas. On peut cependant y intégrer ce concept.

Par conséquent, aussi sophistiquée que puisse être la médecine chinoise en termes de traitements de phytothérapie, d'acupuncture ou de régime alimentaire, tant qu'elle n'utilisera pas de modèle qualitatif, tels que les trois gunas du Yoga et de l'Ayurvéda, elle restera incomplète et superficielle. Elle possède les mêmes problèmes que la médecine biochimique moderne, il lui manque la dimension de conscience qualitative. Alors qu'elle reconnaît la force vitale, elle ne prend pas en compte l'énergie de conscience à travers laquelle la force vitale s’exprime et à par laquelle seulement elle peut être harmonisée.

ASPECT SPIRITUEL DE L’ENERGIE CURATIVE NATURELLE

La médecine Ayurvédique-Yogique reconnaît l'énergétique supérieure et c'est sa principale préoccupation (bien que telle la médecine chinoise, sous l'influence de la médecine et de la culture moderne, elle ait tendance à être perdue de vue par certains praticiens ayurvédiques).

La médecine naturelle n'est pas complète sans la prise en compte du mouvement de la Nature qui se dirige vers le développement de la conscience car toute vie est yoga. La médecine naturelle ne signifie pas uniquement l'utilisation de substances naturelles brutes. Elle signifie la reconnaissance de l'intelligence inhérente à la nature qui utilise les substances de la nature de manière qualitative et consciente. Cela demande de s'associer aux forces de la nature à un niveau intérieur. La force intérieure de la nature est Shakti Yoga ou le pouvoir du yoga, l’énergie recherchant le développement de la conscience.

POINTS DE VUE DES SYSTÈMES

Du point de vue de la médecine biochimique, les médecines naturelles sont naïves car elles ne recherchent pas le détail ou l'expansion à un niveau biochimique. Elles n'ont pas d'équipement sophistiqué, d'examens ni d'informations considérés essentiels dans la médecine biochimique.

Du point de vue de la médecine naturelle, la médecine biochimique est naïve parce qu'elle ne tient pas compte de l’essentielle de la santé et de la maladie qui concerne l'énergie vitale (elle est uni-dimensionnelle au lieu d’être pluri-dimensionnelle). Par conséquent, la sophistication de la médecine biochimique apparaît négative; elle se concentre exagérément à un seul niveau et s'occupe de détails excessifs superficiels passant à côté de la vérité. Cela revient à rechercher de plus en plus de détails afin de soigner les pieds, sans avoir la vision globale du reste du corps.

Du point de vue des systèmes énergétiques quantitatifs de la médecine naturelle, les systèmes qualitatifs tels que la médecine yogique peut paraître naïve parce qu'ils ne recherchent pas de détails ni de développement au niveau des qualités extérieures. La médecine yogique recommande le végétarisme, ce que les systèmes tels que la médecine chinoise peuvent considérer nuisible à la santé, en particulier pour les personnes de type faible ou déséquilibré ou lors de maladies chroniques et débilitantes. Ils considèrent que la médecine yogique sacrifie la santé au nom d'un idéal ou d'une croyance.

La médecine yogique peut retracer la maladie provenant d’un simple déséquilibre mental au lieu de considérer que ce sont des déséquilibres complexes de la force vitale. C'est la manière dont la médecine naturelle peut retracer une maladie dans de simples déséquilibres de la force vitale plutôt que dans des troubles biochimiques complexes.

Du point de vue de la médecine yogique, la médecine naturelle quantitative courante est naïve parce qu'elle ne prend pas en compte la qualité du mental et de la conscience, causes principales de l’état de bonne santé et des maladies physiques et spirituelles (la médecine yogique est tri-dimensionnelle au lieu d’être uni ou bi-dimensionnelle). La sophistication des traitements naturels peut paraître excessivement complexe ou détaillée lorsque nous ignorons ce facteur principal. Les diagnostics complexes et les traitements complexes de la médecine chinoise utilisant de nombreux points d'acupuncture et des douzaines de plantes peut apparaître moins directe ou efficace que de simples pratiques de méditation.

La règle que nous reconnaissons en Yoga et en Ayurvéda, répétons-le, consiste en ce que les niveaux intérieurs de traitements sont toujours plus importants que les niveaux extérieurs. Ils sont également plus universels et moins complexes mais ils nécessitent un rôle plus actif ainsi qu'une participation de la part du patient. Ils exigent un changement d’hygiène de vie et de pensées et l'adaptation de pratiques spirituelles reposant sur l'éveil à l'aspiration spirituelle ou à la conscience de l'âme, qui est l'être éternel et le but éternel de notre incarnation.

Par conséquent, nous pouvons utiliser le modèle biochimique à un niveau brut et extérieur. Nous pouvons adapter n'importe quelle approche naturelle pour traiter la force vitale. Mais nous devons nous adresser principalement aux besoins de la conscience et de l'évolution spirituelle sur terre. Seule une médecine appliquant cela peut être considérée comme véritablement holistique. Sinon, elle laisse de côté l'homme véritable (notre âme éternelle) et fournit simplement de l'énergie à notre corps transitoire et à notre égo.

A cet égard, la médecine nécessite un fondement éthique spirituel. Si nous pratiquons la médecine pour de l'argent ou de la célébrité ou afin de promouvoir une vision non spirituelle, mécanique et matérialiste du monde, ou si nous pratiquons la médecine pour exercer du pouvoir sur les autres et si nous ne les guidons pas à être responsables de leur propre vie, notre médecine est alors spirituellement sous-développée. Bien qu'elle aide à un niveau extérieur, elle favorise intérieurement le déclin et ne peut pas véritablement servir les forces supérieures de l'évolution terrestre.

La véritable solution ne concerne pas la complexité de notre connaissance ou de notre traitement à l'échelle naturelle ou biochimique. Elle concerne à quel point nous relions le patient à sa propre force vitale et à l'intelligence spirituelle originelle. Cela exige souvent de la simplicité et que le patient redevienne responsable. Une telle simplicité n'est pas le signe du manque de perspicacité mais le signe que nous allons directement à l'essentiel.

LA MÉDECINE QUALITATIVE FACE A LA MÉDECINE QUANTITATIVE

L'Ayurvéda, médecine traditionnelle de l'Inde, de même que le système du Yoga, a pour but l'évolution de la conscience. En tant que telle, c'est un concept de médecine radicalement différent de celui de la biomédecine moderne ou allopathie. Dans quelle mesure peuvent-elles fonctionner ensemble ? Dans quelle mesure pouvons-nous les comparer et trouver une qui soit plus utile que l'autre dans certaines conditions ? Quels sont les critères de l'une que nous pouvons analyser par rapport à l'autre ? Est-ce que l'une doit être rabaissée ou limitée dans le but de pouvoir dialoguer avec l'autre ?

La médecine ayurvédique est basée sur certaines valeurs spirituelles ou religieuses qui ne font pas partie du système de notre biomédecine moderne. Selon ces valeurs, ce qui est plus important que la santé et la longévité est la réalisation d'un état supérieur de conscience. Cet état de conscience est défini en tant que paix, union avec le Divin ou réalisation du véritable Soi. Le Yoga le définit en tant que 'rendre le mental silencieux' (yogashchitta wrtti nirodah, YOGA SUTRAS I.2).

Bien que ces deux facteurs ne soient pas incompatibles, ils ne vont pas toujours ensemble et l'un peut être obtenu sans l'autre. En particulier, on peut avoir une bonne santé sans développement spirituel. Du point de vue spirituel selon l'Ayurvéda, un grand yogi mourant jeune a une vie plus riche qu'un homme ordinaire vivant cent ans. D'autre part, l'Ayurvéda affirme qu'une meilleure santé et un développement spirituel vont de pair. Ce qui dissipe les tensions et les contractions du mental aide au bien-être du corps.

Le but de l'Ayurvéda n'est pas de simplement soigner les maladies ni de prolonger la vie. Elle considère ces aspects comme moyens pour parvenir à une fin et non comme une fin en soi. Son but est également l'amélioration de notre vie. A cet égard, elle considère que le style de vie adéquat ayant pour base la compréhension correcte de notre constitution individuelle, est plus important que le traitement des maladies. Selon cette perspective, la qualité ne concerne pas ce que nous gagnons ni ce que nous possédons, ni même le degré de notre connaissance. Ce sont des choses que nous possédons mais qui n'altèrent en rien qui nous sommes véritablement, et qui est la nature de notre propre conscience. L'Ayurvéda, qui fait partie de la science du Yoga, reconnaît la qualité de notre état de conscience comme étant le véritable indicateur de qualité de notre vie.

La biomédecine moderne considère tout jugement qualitatif comme non scientifique ou hors du domaine médical. Elle les place dans le domaine de la religion et peut les considérer d'origine culturel ou personnel et donc erronés. Elle mesure la santé en termes de guérison de la maladie, d'extension de la longévité, et peut-être d'amélioration de performance de travail. Elle les considère en tant que questions pratiques devant être mesurées simplement à un niveau physique, libre des religions préconçues.

Cela s'applique également à la psychologie moderne. Elle tend à l'équilibre émotionnel de l'individu et principalement à l'aptitude que possède l'individu à fonctionner normalement dans la société. Cependant, la psychologie ayurvédique et yogique est assez différente. Elle tend à faire disparaître la conscience qui sépare ou l’égo dans l'état de conscience pur. Elle a une dimension qualitative et une orientation existentielle qui va beaucoup plus loin que les limites de la psychologie. Elle reconnaît d'autres plans d'existence que les plans physiques ainsi que l'influence de forces et d’entités de ces plans sur les maladies humaines, physiques et mentales. Elle considère toute nos sociétés plus ou moins malades ainsi que limitées par le dynamisme destructeur de l'égo.

Il est plus facile d’observer ce côté qualitatif de l'Ayurvéda dans le système des trois gunas. Il considère que toute vie est composée de trois qualités de base; la première est composée d’obscurité et d'ignorance (tamas), la seconde d'agitation et d'illusion (rajas) et la troisième de paix et de vérité (sattva). Il a pour but de nous aider à obtenir l'état de sattva. A ce titre, l'Ayurvéda prend en considération les effets de la nourriture, des médicaments et des autres facteurs d'après les trois qualités. Nous pouvons vivre longtemps dans un état d'ignorance et d'illusion, bien que ces états génèrent plus de maladies que de paix et de vérité.

C'est la raison pour laquelle la valeur de nombreuses pratiques ayurvédiques n’apparaît pas dans les études quantitatives des maladies ou de la longévité. Nous devrions y inclure un système pour mesurer ou pour évaluer l'état de l’esprit ou de la conscience.

Toute étude comparative entre la biomédecine et l'Ayurvéda est généralement réduite dans le domaine de la quantité. Il est beaucoup plus facile d'examiner des conditions physiques extérieures que de déterminer la qualité de notre conscience. Cependant, cela ne touche pas l'Ayurvéda. Par exemple, la viande peut fournir une nutrition plus brute et apporter une énergie physique plus brute que d'autres aliments. Mais, selon le Yoga et l'Ayurvéda, elle est de qualité inférieure dans le sens qu'elle bloque le développement de la conscience supérieure et procure un karma ou une énergie de mort et de violence dans le psychisme humain.

Les études ont tendance à être quantitatives. Des critères de mesures sont été créés, des statistiques ont été faites et les résultats ont tendance à prouver ou à réfuter quelque chose. Cependant, la vérité est une affaire de qualité. Nous pouvons mesurer les différentes fonctions de nos organes mais le degré de vérité avec lequel nous vivons, ne peut être évalué par aucun système de mesure.

Par conséquent, l'Ayurvéda nous révèle que notre santé et notre longévité ne sont pas le plus important. Elles ne doivent pas être une fin en soi mais faire partie d'une vie ayant pour but la révélation des aspects plus subtils de notre mental qui transcendent le temps et l'espace. Notre bien-être non plus ne doit pas être accentué au détriment de la vie qui nous entoure comme lorsque nous mangeons de la viande, faisant du mal aux vies ou êtres vivants afin de privilégier notre propre santé.

Naturellement, il est très difficile d'évaluer les systèmes basés sur la qualité. Ils ont certains jugements de valeur qui peuvent ne pas être acceptables pour tout le monde. D'autre part, si nous retirons les jugements de valeur de la médecine, nous réduisons les êtres humains à des machines et la santé à une performance mécanique.

Cela prendra du temps, probablement des siècles, avant que la race humaine n'arrive à la compréhension et à être d'accord sur ces valeurs. Il est certainement plus facile de mesurer le temps que de déterminer ce que sont les valeurs humaines.

Il est parfaitement possible que l'Ayurvéda et la médecine moderne travaillent ensemble sur des questions spécifiques et limitées, par exemple sur comment traiter telle ou telle maladie, mais l'éventail reste limité.

Bien qu'ils soient tous deux des systèmes médicaux, ils ne sont pas de même nature. L'Ayurvéda prend en compte les domaines de la conscience et leur donne la priorité sur le domaine physique. Par conséquent, nous ne pouvons pas les considérer comme d'autres solutions pour aboutir à la même chose.

Un véritable dialogue entre ces deux systèmes n'est pas possible, à moins que l'Ayurvéda ne soit réduite qu'à sa dimension physique comme la biomédecine, ou à moins que la biomédecine n'étende son point de vue de la réalité afin d'inclure la vie et l'âme et les facteurs du développement de la conscience. Dans le deuxième cas, la biomédecine pourrait examiner à quel point la méditation affecte notre nature physique, toutefois même cela peut être considéré comme étant superficiel.

L'Ayurvéda assure que le succès d'un système médical provient d’un ensemble de plusieurs choses : comment améliorer la santé et la longévité et comment élever l'envergure éthique de la culture et favoriser l'épanouissement de la conscience cosmique. La biomédecine a une sorte de base éthique, une orientation humaniste mais pas d'orientation cosmique ou spirituelle et la psychologie moderne non plus. Ils peuvent le développer mais cela demandera la reconnaissance de certaines réalités intérieures, telles que la force vitale ou l'âme, qu'ils ne reconnaissent pas encore.
 

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